Publié par

Les Paniers soufflent leur première bougie !

Dès le 27 mars 2020, les premiers paniers de légumes d’une agricultrice de Poussan étaient distribués à l’initiative de Sèt’ensemble.

Marchés fermés, consommateurs priés de limiter leurs déplacements, producteurs privés de leurs circuits de distribution : le collectif s’organise pour approvisionner les uns et permettre aux autres d’écouler leur production. En parallèle, une caisse de solidarité fournit en produits frais les maraudes et des familles dans le besoin.

Au plus fort du confinement, ce sont près d’une tonne et demie de fruits et légumes qui seront ainsi distribués chaque semaine, auxquels viendront s’ajouter la pêche locale des petits métiers, les coquillages de l’étang de Thau, et toute sorte de produits de base (farine, œufs, riz, pâtes, graines et légumineuses).

Très vite, l’idée s’impose de mettre en relation directe des petits producteurs avec des citoyens qui cherchent une alternative au « tout supermarché » : de rendre accessible une alimentation de qualité – deux tiers des produits proposés aujourd’hui sont issus de l’agriculture biologique – à prix coûtant, sans intermédiaires ni marges commerciales. Tout repose sur l’entr’aide, le bénévolat et la solidarité. Sont privilégiés les circuits courts et sains.

Peu à peu, des liens se nouent avec des producteurs locaux, des exploitations familiales, des coopératives engagées dans des pratiques vertueuses. Font leur entrée dans les rayons des agrumes de Méditerranée, du fromage AOP, de la charcuterie artisanale…

Depuis cet automne, des « paniers de solidarité » composés de fruits, légumes, œufs, sucre, farine et légumineuse sont destinés à des personnes isolées ou des familles dans le besoin.

Enfin, les Paniers Solidaires relaient les appels en dons en nature lancés par trois associations qui interviennent auprès des plus démunis. Vêtements et produits d’hygiène sont ainsi collectés sur les points de distribution.

À ce jour, ce sont plus de cent produits disponibles en ligne, dont les 2/3 en bio, 27 producteurs référencés, une trentaine de bénévoles et plus de 600 adhérents.

Ils en ont parlé :

Thau info dans un article mis en ligne le 2 avril 2021

L’Ancre dans un article mis en ligne le 26 mars 2021

Hérault Direct dans un article mis en ligne le 21 mars 2021

Le Midi Libre dans un article mis en ligne le 21 mars 2021

le mouvement.info dans un article mis en ligne le 20 mars 2021

Hérault Tribune dans un article mis en ligne le 19 mars 2021

Radio One dans une brève mise en ligne le 19 mars 2021

Publié par

À Sète, Bastien et Rabia peuvent compter sur le collectif Sèt’ensemble

Bastien, 33 ans, père de trois enfants et au chômage. Rabia, 65 ans, dit lever le pied après un accident du travail. Tous deux bénéficient des paniers solidaires distribués par le collectif Sèt’ensemble.

Bastien Roussignol, 33 ans, est éducateur sportif de profession. Comme beaucoup de personnes, la crise sanitaire ne lui permet pas de continuer à exercer sa profession.
« Avec le Covid, tous les entraînements ont été arrêtés », regrette-t-il. Après une séparation difficile, il se retrouve seul avec ses trois enfants dont la plus petite a 1 an et demi. Bénéficiaire de l’allocation adulte handicapé, il est en attente de l’allocation familiale pour ses enfants.
« Je viens de trouver un logement pour moi et mes enfants. J’ai 900 euros d’allocation et une fois que j’ai payé les 600 euros de loyer, il ne reste pas grand-chose », observe-t-il.
Alors, ce Sétois « pure souche » vient chercher un panier solidaire distribué par le collectif Set’ensemble à l’Open Space. « Je les ai connus grâce à une amie », précise-t-il. Bastien se dit très inquiet « pour l’avenir des enfants ». 
« La plus petite ne va pas encore à la crèche et pour les deux plus grands, qui ont 7 ans et 5 ans, je n’ai pas les moyens de les mettre à la cantine », explique-t-il. « Je suis censé reprendre au mois de décembre mais je ne sais pas si ça va être possible ».
Si sa situation ne s’arrange pas, Bastien envisage une reconversion professionnelle. « Je ne sais pas encore dans quoi car mon métier me passionne », livre le trentenaire.

Convivialité

Bastien se retourne. Pendant que nous discutons, les deux grands jouent avec un ballon de baudruche dans l’Open Space, avec la complicité des membres du collectif.
« Il y a une super ambiance ici, c’est familial, tout le monde est très gentil ». En plus d’un panier garni, ce père au foyer vient chercher une bouffée d’air, un moment de convivialité durant lequel les soucis s’éloignent.
C’est aussi ce qu’apprécie Rabia Varesano, une autre bénéficiaire des paniers solidaires. Sétoise d’adoption depuis 21 ans, elle connaît les membres du collectif Sèt’ensemble depuis le premier confinement, moment où les Paniers Solidaires ont été lancés.
Agent d’entretien de profession, elle a été victime d’un accident du travail au cours duquel elle s’est blessée à la cheville et attend le versement de ses indemnités. Ce qui la met dans une situation compliquée sur le plan financier.
« Le CCAS (Centre communal d’action social, Ndlr) m’a conseillé de prendre ma retraite mais je ne veux pas, pour moi c’est comme si on me condamnait à mort », martèle-t-elle.
À 65 ans, Rabia veut encore travailler et se sentir active. « Je suis fière de mon travail », revendique-t-elle avec un regard lumineux.  Avant sa chute sur son lieu de travail, Rabia était déjà dans une situation assez précaire.
« Je travaillais à Monoprix et dans des banques mais ce n’était pas régulier », relate-t-elle. En plus des paniers solidaires, elle s’est « inscrite aux Restos du Cœur ».
Rabia a découvert les Paniers Solidaires lors du premier confinement. « J’ai demandé par hasard de quoi il s’agissait et ils m’ont dit « s’il reste quelque chose on vous appelle pour venir le chercher ».
Le Collectif Sèt’ensemble a gardé les coordonnées de Rabia et l’a recontactée au début du deuxième confinement. « Un panier me permet de tenir quinze jours », explique-t-elle. Avant de poser ses valises à Sète, Rabia est née et a vécu au Maroc.
« Je travaillais dans un laboratoire de fabrication de produits cosmétiques, puis j’ai rejoint mon mari en France et je n’ai pas pu retrouver un travail similaire ». Et pour ne rien arranger, « ma propriétaire veut vendre et je dois quitter mon logement, je ne dors pas la nuit, j’ai peur de ne pas retrouver de logement », confie-t-elle.

Julie Juillaguet

Article paru dans le Midi Libre du 27 novembre 2020

Pour rappel, les Paniers Solidaires proposent des paniers de solidarité que les adhérents peuvent ajouter d’un simple clic à leur commande. Composés de fruits, légumes, œufs, sucre, farine et légumineuses, ces paniers sont destinés à des personnes isolées ou des familles dans le besoin.

Publié par

De retour d’une distribution

Vendredi dernier, les Paniers recevaient la visite de Julie Juillaguet, journaliste au Midi Libre, venue rencontrer des bénéficiaires de paniers de solidarité. Le lendemain, elle livrait ses premières impressions dans un édito.

Vendredi soir, devant l’Open Space.

Derrière la chute dans la précarité, l’image de soi qui bascule

Avec la crise sanitaire, de plus en plus de personnes tombent dans la précarité. Outre les angoisses d’ordre matériel, il faut gérer le regard des autres et l’image de soi.

En rentrant  de reportage lors d’une distribution de paniers solidaires, on se dit qu’il faut du courage à ces personnes pour être là et encore plus pour accepter de nous parler. Récit de personnes souvent isolées, qui nous racontent leur situation, comment leur vie a basculé. Perte d’emploi liée à la crise sanitaire, doublée d’une séparation difficile. Et puis, arrive le moment de prendre une photo pour l’article. Ces personnes qui se sont livrées à nous avec une certaine pudeur ont un mouvement de recul.

Effet de miroir

La honte les gagne. Car derrière une vie qui bascule, il a y l’image de soi qui vacille. Passer du jour au lendemain de travailleur actif à personne dans le besoin, dépendante. Une photo dans le journal, c’est un peu comme se retrouver sur la place publique, risquer d’être reconnu par quelqu’un. Et à travers le regard des autres, c’est notre propre image qui, par effet de miroir, nous saute au visage.

Julie Juillaguet

Article publié sur le site du Midi Libre le 21 novembre 2020

Publié par

Le collectif Sèt’ensemble reprend ses paniers solidaires

Lors du premier confinement, le collectif Sèt’ensemble avait organisé des livraisons sur Sète. Elles reprennent et les commandes s’effectuent avant le mardi soir minuit pour une livraison le vendredi.

Lancés au printemps dernier, lors du premier confinement, par le collectif citoyen Sèt’ensemble, Les Paniers Solidaires ont repris leurs activités. À ce moment-là, plus de 500 paniers étaient commandés chaque semaine.

Comment ça marche ? « Il s’agit d’un système de « click and collect » de denrées alimentaires qui permet à la fois d’imaginer de nouveaux circuits de distribution pour les producteurs (agriculteurs, pêcheurs) et d’approvisionner ses voisins confinés (personnes âgées, vulnérables, ou simplement isolées) qui souhaitent limiter leurs déplacements » détaille Manuel Blanc, membre de ce collectif.

Il est également possible d’abonder « une caisse de solidarité qui nous permet de fournir en denrées alimentaires les associations qui interviennent auprès des plus démunis, telles que Les Bons Samaritains, Les Amoureux de la Vie… » 

Pour commander, avant ce mardi soir minuit,  il suffit de se rendre sur le site des Paniers Solidaires et de choisir parmi les produits. Ils sont proposés uniquement sous forme de paniers.

On trouve des légumes venus de Gigean, des agrumes issus de plantations près de Valence en Espagne, du fromage du Cantal, des céréales, légumineuses et fruits secs, du café et des œufs mais aussi – c’est la spécificité – des coquillages et moules de Bouzigues et du poisson pêché par les petits métiers sétois sous forme de panier de la pêche locale duo (10€) ou famille (20 €).

« C’est quelque chose qu’on ne trouve pas sur la ville. C’est un panier plein de fraîcheur et de surprises selon ce qui a été pêché » précise Raphaël Avrillon coordinateur de cette opération. Il ajoute : « Ce sont des produits à prix coûtant, sans intermédiaire commercial. Tout repose sur l’entraide, la solidarité et le bénévolat pour rendre accessible à toutes et à tous une alimentation de qualité. »

Les producteurs préparent et livrent les paniers, les bénévoles les réceptionnent et organisent la distribution. Il est également possible de se faire livrer à Sète moyennant 5 euros.

Quant au paiement, il s’effectue en ligne ou à la réception. La prochaine distribution s’effectuera vendredi 6 novembre simultanément à l’Open Space, 8 rue Garenne et au 51 rue Pierre-Sémard dans le respect des consignes sanitaires.

Isabelle Jupin

Article paru dans le Midi Libre du 4 novembre 2020

Publié par

Vu à la TV !

Le 19/20 de France 3, qui consacrait ce dimanche 17 mai un reportage à Sète, embarquait sur nos conseils avec Enzo Vassallo, jeune pêcheur sétois qui livre chaque semaine sa pêche du jour aux Paniers Solidaires.

Publié par

Ils parlent de vous, de nous…

Dans le cadre de son dossier Face au Covid-19 : la Méditerranée confinée, le site d’infos 15-38 Méditerranée consacre un article aux Paniers Solidaires. Hélène Bourgon a laissé traîner son micro un vendredi, jour de distribution. Les interviews de Claude qui nous fournit des légumes, d’adhérents qui viennent chercher leurs paniers et de bénévoles qui les préparent, sont à écouter là : À Sète circuits courts et confinement

Mardi, c’est le Midi Libre qui nous ouvrait ses colonnes sous la plume de Maxime Moerland. L’article est à lire ici : Des « Paniers solidaires » pour unir les producteurs et les Sétois – midilibre.fr